Réseau international pour la diversité culturelle

Bulletin 21 – Juillet 2002

 

Contenu

1.      Nouvelles du RIDC

2.      Des observatoires culturels ici, là-bas, partout

3.      Sommet des ministres de la culture de l’Organisation des États américains (OEA)

4.      L’UNESCO inaugure l’Alliance globale pour la diversité culturelle

5.      Nouvelles des membres du RIDC

 

 

1.      Nouvelles du RIDC

 

Favoriser la diversité culturelle et le développement :

stratégies locales, nationales et mondiales

 

Troisième conférence annuelle du RIDC

Le Cap, Afrique du Sud, 11, 12, 13 octobre 2002

 

LA DOCUMENTATION POUR S’INSCRIRE EST MAINTENANT DISPONIBLE.

www.incd.net/conference.html

La date de tombée pour les participants désirant s’inscrire tôt est le 1er septembre 2002.

Pour de plus amples renseignements : incd@ccarts.ca

 

 

Expansion du Secrétariat du RIDC

 

Le RIDC est heureux d’annoncer que son Secrétariat est maintenant international à 100 p. 100. Depuis le mois de mars dernier, Rebecka Koritz, coordonnatrice adjointe – Europe, s’est jointe au KLYS (le Swedish Joint Committee for Artistic and Literary Professionals) à Stockholm. En juin, Michael van Graan s’est joint au Secrétariat, en Afrique du Sud. Mike, activiste culturel et dramaturge de renom, coordonnera notre troisième rencontre au Cap et développera le réseau en Afrique. Le Secrétariat principal est toujours situé aux bureaux de la Conférence canadienne des arts à Ottawa.

 

Nous vous encourageons à communiquer avec le Secrétariat de votre région si vous désirez en savoir plus sur nos activités et événements ou si vous voulez nous donner de l’information au sujet des activités de votre organisation.

 

Garry Neil, coordonnateur du RIDC

incd@ccarts.ca

 

Alexis Andrew, administratrice du RIDC

incd@ccarts.ca

 

Rebecka Koritz, coordonnatrice adjointe – Europe

rebecka.koritz@chello.se

 

Michael van Graan, administrateur du RIDC – Afrique du sud

art27m@iafrica.com

 

Le RIDC aimerait souligner le soutien généreux envers son Secrétariat des organismes suivants : le gouvernement de la Suède, le Conseil des Arts du Canada, le ministère du Patrimoine canadien, le ministère des Arts, de la Culture, des Sciences et de la Technologie (Afrique du Sud), la Rockefeller Foundation (É.-U.) et le Prince Claus Fund (Pays-Bas).


 

RIDC et CDC

 

Plusieurs membres du RIDC aimeraient en savoir plus sur la relation qui existe entre le RIDC et la Coalition pour la diversité culturelle (CDC). Ce qui suit est un extrait d’une réponse de Garry Neil, coordonnateur du RIDC, à la suite d’une demande venant d’Europe :

 

Je peux comprendre la confusion créée à l’extérieur du Canada par l’existence de la Coalition pour la diversité culturelle (CDC) et le Réseau international pour la diversité culturelle (RIDC), surtout que les deux organismes ont été créés pratiquement en même temps.

 

Les deux groupes travaillent, à l’échelle internationale, pour favoriser la formation de réseaux nationaux. Les principales différences entre les deux organismes sont les suivantes :

 

1.      L’affiliation du RIDC est GLOBALE – il y a maintenant au-delà de 400 organisations de 60 pays qui ont signé l’énoncé de principes.

 

L’affiliation, le conseil d’administration et le comité exécutif de la CDC sont limités aux associations professionnelles canadiennes, 33 en tout. La CDC se consacre aux questions de la diversité culturelle à l’échelle nationale, ici au Canada, et plusieurs activistes du RIDC siègent à son conseil d’administration, représentant l’un ou l’autre des groupes canadiens. La CDC favorise le dialogue international avec des organisations professionnelles d’autres pays, semblables à la leur.

 

2.      Le comité de direction et le personnel du RIDC sont aussi globaux. Le comité de direction est élu annuellement à la réunion des membres du RIDC et est formé présentement de 14 membres en provenance de 13 pays qui assurent le leadership pour le RIDC. Le bureau chef du Secrétariat est situé à Ottawa aux bureaux de la Conférence canadienne des arts mais le RIDC a aussi un(e) employé(e) à Stockholm et au Cap.

 

3.      Pour le RIDC, la définition du domaine culturel est possiblement plus vaste que pour la CDC. Par exemple, le RIDC travaille présentement à des questions reliées à la mondialisation et au secteur patrimonial. Plusieurs membres du RIDC proviennent de la communauté patrimoniale. Les préoccupations de la CDC sont plus concentrées sur des questions reliées aux industries culturelles, un domaine d’intérêt visiblement partagé par le RIDC.

 

4.      Le RIDC est l’interlocuteur officiel auprès du réseau des ministres de la culture relié au Réseau international sur la politique culturelle. Les réunions du RIDC se tiennent immédiatement avant celles des ministres de la culture, ce qui lui permet de présenter ses conclusions aux ministres. Lors des prochaines réunions au Cap, tous les délégués du RIDC participeront à un déjeuner avec les ministres de la culture, et une délégation du RIDC assistera à la réunion d’inauguration des ministres de la culture.

 

Une discussion est présentement en cours entre les joueurs clés afin de minimiser les recoupements entre le RIDC et la CDC. Nous espérons pouvoir continuer de travailler en collaboration afin d’atteindre nos objectifs communs.

 

2.      Des observatoires culturels ici, là-bas, partout

 

On dirait que des observatoires culturels voient le jour un peu partout dans le monde ces derniers temps et le RIDC a cru bon de faire une petite enquête sur ces institutions nébuleuses…

 

Il serait ardu d’identifier exactement la vraie et seule définition (ou rôle) des observatoires culturels puisque chacun des observatoires existants est au service de communautés différentes alors qu’il y a beaucoup d’institutions ou organisations qui fonctionnent comme des observatoires sans porter cette appellation. Nous pouvons cependant déclarer qu’ils ont tous la même préoccupation : celle de suivre de près la politique culturelle et l’information reliée à la culture. Certains ne sont préoccupés que par la cueillette de données et leur entreposage (incluant les statistiques, la recherche et les documents de politique), alors que d’autres fonctionnent en favorisant des partenariats et un dialogue entre des organisations qui partagent la même vision.

 

L’UNESCO a aussi créé un réseau pour les observatoires (après tout, qu’est-ce qu’un mouvement sans un réseau?) : le Réseau international des observatoires en politiques culturelles – http://www.unesco.org/culture/development/observatories/index.shtml – la plupart des observatoires ont un lien sur ce site.

 

Une grande variété d’information est disponible sur les sites Web de plusieurs de ces observatoires, incluant des études en profondeur sur des facettes particulières de la politique culturelle, des recueils de pratiques exemplaires et des données statistiques; certains sites cependant ne sont accessibles qu’aux membres ou aux abonnés payants. Plusieurs observatoires publient également des études, des rapports et des bulletins.

 

Les observatoires les plus efficaces évitent les grandes approches thématiques qui englobent tout et concentrent plutôt leurs efforts sur un spectre restreint d’enjeux politiques, lesquels peuvent être traités en profondeur.

 

Parmi les plus réussis se trouve l’Observatoire audiovisuel européen. Il se concentre sur un seul sujet et a élaboré une approche exhaustive pour l’étude du domaine de l’audiovisuel, grâce au développement d’une méthodologie et d’indices spécifiques, lesquels peuvent être appliqués à un bon nombre de pays. Des observatoires régionaux tels que ceux de Budapest et de Québec travaillent sur une petite variété de thèmes, ces derniers étant cependant bien définis; de tels observatoires sont très utiles pour l’auditoire ciblé. L’Observatoire des politiques culturelles de Grenoble, en France, est un centre très bien établi qui se concentre sur l’éducation et la recherche plutôt que sur la collecte et l’étude de données existantes.

 

Quelques observatoires, tel INTERARTS, fonctionnent avec un financement privé mais la plupart existent grâce aux gouvernements ou aux organismes inter-gouvernementaux. L’UNESCO et le Conseil de l’Europe ont été particulièrement impliqués dans la formation et la consolidation des observatoires culturels. Ce n’est pas la majorité qui agit en tant qu’organisme de financement mais quelques-uns contribuent, en partenariat, à des projets spécifiques. Il existe une préoccupation dans certains milieux au sujet de la canalisation de ressources limitées vers ces institutions, éloignant ces ressources des intervenants culturels, tout particulièrement en Europe, où les niveaux de bureaucratie conduisent parfois à une répétition de l’information.

 

Au cours des deux dernières années, les organisations africaines, en partenariat avec la Ford Foundation, l’UNESCO et le Culturelink Network, ont œuvré à établir l’Observatoire pour la politique culturelle en Afrique. Il s’agit d’une initiative pan-africaine qui cherche à établir les grandes lignes de la richesse de la culture africaine et à renforcer les politiques culturelles des pays membres. Ce travail se faisait sous la tutelle de la défunte Organisation de l’unité africaine, aujourd’hui remplacée par la toute jeune Union africaine.

 

L’Organisation des États américains songe aussi à créer un observatoire culturel hémisphérique (voir 3. Sommet de l’OEA). Pour réussir, ces projets nécessiteront beaucoup plus qu’une simple bonne volonté. Ils auront besoin de ressources financières significatives ainsi que de la souplesse des gouvernements membres et d’un engagement solide de la part de la société civile afin d’avoir un impact positif sur les politiques culturelles de leur région respective.

 

En Europe, le débat sur la création d’un observatoire européen oscille entre l’enthousiasme et une méfiance profonde alors que plusieurs organisations culturelles s’inquiètent de la centralisation de l’élaboration de politiques dans l’Union européenne. D’autres le perçoivent comme une bonne occasion de travailler à l’élaboration de politiques plus fortes et plus cohésives pour l’Union européenne, cette dernière étant souvent critiquée pour son manque d’engagement dans la culture.

 

Le danger avec ces initiatives continentales qui englobent tout est qu’elles ne feront qu’imiter la bureaucratie encombrante de leurs organisations hôtes et n’ajouteront rien de bien utile pour un développement et une analyse efficace de politiques. Espérons que le gouffre de la bureaucratie sera évité car un besoin réel existe pour de l’information claire et accessible afin de stimuler un développement culturel cohérent et proactif tant chez les gouvernements qu’auprès de la société civile.

 

3.      Sommet des ministres de la culture de l’Organisation des États américains (OEA)

 

Donnant suite au Sommet des Amériques de l’Organisation des États américains (OEA) en avril 2001 et au premier Séminaire des experts sur la diversité culturelle en mars 2002, la première rencontre OEA/CIDI des ministres de la culture et des instances souveraines de la culture se tiendra à Cartegena, en Colombie, les 12 et 13 juillet.

 

Les thèmes principaux de la rencontre comprennent l’intégration de la diversité culturelle dans divers aspects de la politique publique (par exemple : santé, éducation et environnement) et la promotion de mécanismes pour un meilleur dialogue hémisphérique. On s’attend à ce que l’énoncé qui résultera du Sommet comporte une recommandation demandant la formation d’un observatoire interaméricain sur les politiques culturelles.

 

La communauté des ONG a été invitée à participer à titre d’observateurs et le RIDC a délégué Nitis Jacon du réseau La Red Latin American and Caribbean Performers et membre du comité de direction brésilien pour suivre de près le Sommet. Un rapport détaillé sur les résultats sera publié dans le prochain bulletin du RIDC.

 

4.      L’UNESCO inaugure l’Alliance globale pour la diversité culturelle

 

L’Alliance globale pour la diversité culturelle est une nouvelle initiative de l’UNESCO qui concentrera ses efforts sur deux questions majeures en diversité culturelle internationale au cours des cinq prochaines années : le développement d’industries culturelles locales et la prévention du piratage. Elle se consacrera aux partenariats entre les industries culturelles des pays développés et en voie de développement et au renforcement des lois sur le droit d’auteur afin de prévenir « une concurrence déloyale de la part des œuvres piratées offertes à très bas prix ». L’UNESCO sollicite présentement des propositions pour du financement et des commanditaires. Pour de plus amples renseignements : http://www.unesco.org/culture/alliance/

 

5.      Nouvelles des membres du RIDC

 

Si votre organisation a une nouvelle à communiquer via le bulletin du RIDC, veuillez l’envoyer à incd@ccarts.ca.

 

EUCLID a lancé, en ligne, une nouvelle banque de données de recherche – ACRONIM. C’est gratuit et on y trouve 3000 documents traitant de la culture. Allez-y voir!

http://www.euclid.co.uk/fr4_eng.html.

 

La Société congolaise pour le développement des industries culturelles organise trois événements à Brazzaville au début de 2003 – pour de plus amples renseignements : socodic@hotmail.com.

-         Séminaire sur les politiques culturelles et la prise en compte de la dimension culturelle dans le développement des municipalités du 15 au 22 avril 2003

-         Résidence international pour artistes des arts visuels et de la scène du 20 septembre au 28 octobre 2003

-         Project d’organisation d’un séminaire sous-régional de formation en art et technique d’animation et de gestion des services et entreprises culturelles du 17 au 22 février

 

Le deuxième Sommet mondial sur les arts et la culture, dont le National Arts Council de Singapour sera l’hôte, aura lieu du 23 au 26 novembre 2003. Le sommet sera organisé en partenariat avec la Fédération internationale des conseils des arts et des organismes culturels (IFACCA) et réunira des représentants des organismes artistiques et culturels de partout dans le monde pour un échange d’idées et un débat sur des enjeux majeurs. Le thème et le programme du Sommet seront annoncés plus tard cette année. Renseignements : ifacca@ozco.gov.au.