Compte rendu de la première réunion du RIDC aux États-Unis

New York

Le 11 mars 2004

 

Propos introductifs de James Early

 

Malgré le discours mondial sur la politique culturelle, les États-Unis n’ont pas de politique culturelle cohérente. Il n’y a pas de ministre de la culture et ces questions sont traitées de manière sectorielle. La présente réunion se concentrera sur l’intersection des régimes commerciaux et de la culture – le RIDC est d’avis que ces domaines devraient être abordés d’un point de vue culturel, qu’il faut trouver des intérêts communs à l’ensemble du secteur culturel et élaborer une stratégie nationale – comme la proposition de tenir une conférence à la Smithsonian cet automne qui réunirait de multiples secteurs en vue de travailler à des intérêts communs.

 

Un des sujets de discussion aujourd’hui sera l’UNESCO et les implications de sa décision de procéder à la création d’un instrument sur la diversité culturelle ayant force obligatoire. Nous devons faire mieux connaître cet instrument et le rôle que les États-Unis joueront dans son élaboration afin d’être certains qu’il répondra à nos besoins.

 

Discussion

 

On suggère d’utiliser la conférence de l’automne pour aider la communauté à comprendre l’instrument proposé et pour formuler des points consultatifs à l’intention des représentants des États-Unis à l’UNESCO.

 

Historique du RIDC

 

Exposé de Megan Williams

La Conférence canadienne des arts (CCA) a été fondée dans les années 1950 à l’initiative d’artistes canadiens renommés dans le but de persuader le gouvernement d’adopter des politiques culturelles. Aujourd’hui, la CCA regroupe la gamme complète des arts et de la culture de l’ensemble du Canada. La CCA et l’organisation suédoise KLYS ont été chargées d’organiser le RIDC à la suite de réunions internationales d’ONG. Jusqu’à maintenant, le RIDC a officiellement été un « projet » de la CCA, mais il évolue maintenant vers l’indépendance.

 

Le RIDC épouse des principes qui visent à encourager la diversité, un solide soutien des arts dans la politique publique, le rôle critique de l’activité culturelle dans le développement de sociétés saines et la participation démocratique au développement de communautés culturelles. Les principes du RIDC sont affichés sur son site web : www.incd.net.

·         

 

Certains développements des accords commerciaux menaçant les politiques culturelles du Canada, l’ancienne ministre de la culture du Canada, Sheila Copps, a fondé un réseau de ministres de la culture, le Réseau international sur la politique culturelle (RIPC), qui regroupe aujourd’hui 58 pays.

 

Le Réseau international pour la diversité culturelle (RIDC) travaille parallèlement au réseau des ministres. La publication de la première ébauche d’une éventuelle convention sur la diversité culturelle, pour aider les gens à comprendre le concept, a été un grand projet pour le RIDC.

 

L’organisation tient son assemblée annuelle parallèlement à la réunion du RIPC. L’assemblée de fondation a eu lieu à Santorin, en Grèce, en 2000. Les assemblées subséquentes ont eu lieu à Lucerne, en Suisse; au Cap, en Afrique du Sud; et à Opatija, en Croatie. 

 

L’organisation travaille présentement à officialiser ses nouveaux statuts et tiendra une élection électronique au cours des prochains mois pour se doter d’un comité directeur élargi. Le comité directeur comprend trois représentants de l’Amérique du Nord : James Early, Mireille Gagné, de Montréal, et Rafael Segovia, de Mexico. Les statuts contiennent des mécanismes qui assureront au nouveau comité une représentation équilibrée des régions, disciplines artistiques, etc.

 

Voici quelques-unes des activités du RIDC :

·        La Lettre des artistes, signée par des artistes éminents et rendue publique à la réunion de l’OMC à Cancun, qui prône le soutien de la convention proposée et demande aux négociateurs de l’OMC de ne rien faire qui aurait un effet négatif sur la culture.

·        La recherche de moyens d’évaluer l’incidence des projets de développement sur la culture.

 

On se rend compte, quand on travaille dans divers pays, que « diversité culturelle » n’est pas compris partout de la même façon. En Afrique du Sud, l’expression a été utilisée par le gouvernement de l’apartheid pour justifier la ségrégation raciale. Au Brésil et en Inde, l’expression signifie diversité au sein du pays.

 

Le RIDC reçoit des fonds de gouvernements (Canada, France, Grèce, Croatie et l’Agence suédoise de développement international) et de fondations (Fondation culturelle européenne, Open Society Institute, Fondation Ford et Fondation Rockefeller).

 

Discussion

 

On discute du fait que le langage de la diversité est utilisé par les conservateurs pour pousser un programme d’éducation qui change le sens du mot « diversité » aux États-Unis. 

 

On signale que les questions qui entourent les droits de propriété intellectuelle et le piratage sont litigieuses dans la communauté artistique, qui est divisée entre les artistes qui appuient dans l’ensemble les droits des créateurs et les défenseurs du copyleft.

 

Finalement, on souhaite utiliser cette réunion comme occasion de faciliter la participation d’organisations américaines aux discussions et réunions du RIDC.

 

Culture et commerce, et élaboration de la convention sur la diversité culturelle

 

Exposé de Garry Neil

Partie 1 – Combattre à armes égales

 

Le RIDC est d’avis que la culture englobe tout, de l’artiste individuel à l’industrie du divertissement, vue qui diffère du principal courant d’opinion aux États-Unis.

 

Certains producteurs culturels jouissent d’un avantage concurrentiel en raison de marchés nationaux plus vastes, de la protection de la langue ou de la protection de la distance. Les politiques culturelles sont une façon de rendre le jeu égal. De nombreux gouvernements interviennent sur le marché pour soutenir les artistes, producteurs, distributeurs et exposants nationaux, ainsi que le secteur patrimonial. L’objet de ces politiques est de favoriser le choix et de contrer le déséquilibre du commerce culturel mondial.

 

Les limites à la propriété d’entreprises de l’industrie culturelle, les subsides aux artistes et producteurs culturels du pays, la réglementation du contenu pour faire de la place aux produits nationaux, le traitement préférentiel des produits nationaux, le traitement préférentiel des titulaires de droits nationaux dans les lois sur le droit d’auteur, etc. sont des exemples de politiques culturelles.

 

Partie 2 – Effets de la mondialisation et des accords commerciaux

 

L’intersection du commerce et de la culture a une longue histoire; une des seules exemptions de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de 1947 visait les contingents prévus pour les écrans de cinéma. Garry indique que l’Accord général de 1994 sur le commerce des services s’applique aussi à la culture. La liste de classification sectorielle de l’AGCS comprend les « services de production et de distribution de films cinématographiques et bandes vidéo », les « services de projection de films cinématographiques », les « services de radio et de télévision », les « services d’enregistrement sonore », « les services de spectacles » et les services culturels. Comme l’AGCS est un accord négocié selon la méthode de l’inclusion, il s’applique uniquement aux services que chaque pays accepte de « lister ». Il n’y a donc pas d’exemption culturelle.

 

 

Garry résume la principale affaire culturelle dont s’est occupée l’OMC, l’affaire des périodiques canadiens. Un magazine à tirage dédoublé en est un qui recycle les éditoriaux, ajoute une petite section « canadienne » et vend de l’espace aux annonceurs en se qualifiant de « magazine canadien ». Les magazines canadiens étaient subventionnés de plusieurs façons. Les États-Unis ont contesté ces mesures auprès de l’OMC en 1995. Le groupe spécial et l’organe d’appel ont jugé que les magazines étaient des « produits », que les magazines canadiens et étrangers étaient des « produits similaires », et ils ont donc aboli toutes les mesures de soutien. Le Canada a réorganisé son programme de subsides et essayé de mettre en œuvre de nouvelles mesures qui ciblaient la publicité dans les magazines à tirage dédoublé, mais il a été forcé de les retirer car l’ALENA s’applique à la publicité.

 

Garry énumère rapidement les pays qui ont inscrit des services culturels dans l’AGCS et s’arrête au cas de la radiodiffusion en Nouvelle-Zélande

. Le gouvernement précédent a déréglementé la radiodiffusion, enlevé les restrictions à la propriété et les quotas de contenu et listé le secteur dans l’AGCS. Le réseau de télévision de Nouvelle-Zélande a maintenant le plus faible taux de contenu national de tous les pays occidentaux. Un nouveau gouvernement qui avait promis de rétablir la réglementation du contenu est maintenant au pouvoir, mais il a découvert qu’il ne pouvait se retirer de son engagement sous le régime de l’AGCS sans indemniser tous les fournisseurs de services étrangers.

 

Garry explique comment les divers accords bilatéraux en cours de négociation par les États-Unis, l’ALENA et les nouveaux accords avec le Chili, l’Australie et le Maroc compris, influencent aussi les politiques culturelles. Il souligne que le point litigieux de la négociation d’un traité d’investissement bilatéral avec la Corée

est l’insistance des États-Unis sur l’élimination du système de contingents à l’écran.

 

En dernier lieu, Garry parle brièvement de l’effet potentiel des pourparlers actuels de l’OMC sur la culture.

 

Discussion

 

Quelques participants font valoir que certains des systèmes de contingents présentent de sérieux défauts, comme le modèle de l’Union européenne. En Espagne, les films qui viennent d’Allemagne, de France et du Royaume-Uni comptent comme contenu national en vertu du système de contingent européen, mais pas les films qui viennent des États-Unis. Pour certains, par conséquent, il ne s’agit aucunement d’une affaire « culturelle », puisque le contingent n’est pas destiné à protéger les films espagnols. Ils affirment également que subventionner les producteurs étrangers, comme le fait le Canada, n’est pas non plus une affaire « culturelle », puisque les gens qui fournissent l’argent du film contrôleront son contenu. Selon eux, embaucher des vedettes canadiennes ou filmer sur territoire canadien ne transforme pas ce film en un film « canadien ».

 

Partie 3  - Préserver l’autorité locale : la convention sur la diversité culturelle

 

Les exemptions culturelles ne peuvent pas protéger la diversité culturelle. Elles ont des limites permanentes et définies, sont souvent assujetties aux principes du « statu quo » et du « démantèlement », ne s’appliquent généralement qu’à la technologie existante et ne permettent pas aux définitions de changer avec le temps.

 

La nouvelle convention internationale sur la diversité culturelle donnera un fondement juridique permanent aux mesures gouvernementales qui appuient la diversité de contenu. La convention :

·        encouragera des échanges plus équilibrés des biens et services culturels;

·        permettra à la définition de culture de changer à mesure que les artistes créent dans de nouveaux médias;

·        permettra la mise en œuvre de nouvelles mesures au besoin;

·        garantira que les différends relatifs au commerce des biens et services culturels seront réglés par des experts culturels conformément à ses dispositions plutôt que par des experts commerciaux conformément à des traités commerciaux.

 

Le RIDC a décidé de soumettre la proposition à l’UNESCO et en octobre 2003, la Conférence générale a accepté d’élaborer les dispositions d’une telle convention. En théorie, la version provisoire devrait être entre les mains des gouvernements en juillet 2004, afin d’être adoptée en 2005.

 

Garry décrit le contenu potentiel du traité et les points sur lesquels la société civile a exprimé des inquiétudes, y compris une clause qui subordonnerait la nouvelle convention aux traités commerciaux. Il signale aussi que le RIDC croit qu’il faut des dispositions plus poussées sur la promotion du renforcement des capacités culturelles, le soutien des institutions de service public, les droits des artistes et les droits des peuples indigènes

 

Discussion

 

On fait remarquer qu’il y a un certain chevauchement entre le contenu de la convention sur la diversité culturelle proposée et la convention existante sur le patrimoine immatériel, particulièrement en ce qui a trait aux peuples indigènes. On discute aussi de la difficulté de travailler avec l’UNESCO et des conflits qui surviennent parfois entre ce que les États conçoivent être leur intérêt national et les buts de la diversité.

 

Il est important de se rendre compte que bien de gens croient que l’ordre du jour de la diversité culturelle est de protéger les industries culturelles des pays développés et il faut corriger cette méprise. Il faut reconnaître que la diversité intérieure est un élément du débat et enlever aux gens l’idée que les pays ont une seule identité. Le secteur audiovisuel demeure une force motrice mais d’autres questions s’y rattacheront aussi.

 

La France a été un chef de file dans le débat sur la diversité culturelle; c’est surtout le gouvernement français qui a demandé que l’UNESCO se charge de la convention sur la diversité culturelle. Mais la société civile trouve gênant que la France soit si étroitement associée à l’initiative, étant donné le conflit apparent entre son vigoureux soutien de la diversité culturelle dans le monde et son action interne interdisant les foulards islamiques et autres symboles religieux.

 

On fait remarquer, relativement à la lutte contre la décision de la Federal Communications Commission d’abolir les restrictions à la propriété de multiples médias, que le droit des États d’adopter des règlements assurant la diversité des médias serait un élément capital de la convention. C’est important parce que cela participe des principes de la démocratie.

 

Développements aux États-Unis

 

La propriété des médias et la FCC

Exposé de Russell Newman

Russell fait un compte rendu détaillé de la lutte contre la FCC pour les règles de propriété des médias. Il signale que la vaste manifestation de l’opinion publique a eu un effet sur le Congrès, qui a proposé de rétablir les règles de propriété. Une campagne bipartisane est en marche pour inciter la FCC à revenir sur sa décision et non seulement rétablir les règles précédentes mais aussi imposer des contrôles encore plus stricts, afin de donner aux collectivités traditionnellement marginalisées et aux petits producteurs indépendants accès au système de radiodiffusion.  

 

Russell parle aussi de la radiodiffusion numérique, qui apportera beaucoup plus de canaux, ce qui créera plus d’espace pour la publicité et les programmes payants et générera donc des profits encore plus gros pour les géants des médias.

 

Les militants s’efforcent de faire de la place pour les espaces créatifs, les espaces publics et la radiodiffusion communautaire. Un manque d’espace pour les collectivités marginalisées à la radio, au cinéma et à la télévision grand public signifie que ces voix ne sont pas entendues.

 

La lutte pour l’équité

Exposé de James Early

Le débat mondial doit changer sa ligne de mire pour discuter aussi de la difficulté de parvenir à la diversité au sein des États. Les négociateurs nationaux ne sont pas représentatifs de l’ensemble du pays et les artistes doivent s’impliquer, car ils sont une importante source d’information. Les productions créatives de toutes envergures et échelles doivent être encouragées; tout, de l’industrie du divertissement aux centres d’artistes autogérés. Les accords commerciaux doivent reconnaître la nécessité de cette diversité.

 

Bien qu’il y ait une dichotomie entre un artiste local travaillant dans une collectivité et un artiste « étoile » de l’industrie du divertissement, ils ont quand même des intérêts communs.

 

Discussion

 

Le rapport de la Fondation Ford intitulé Investing in Creativity a découvert que la plupart des artistes vont et viennent entre travail indépendant et travail dans l’industrie. Souvent, l’artiste de la collectivité et l’artiste de l’industrie sont la même personne à différents moments de l’année.

 

On demande si les propriétaires de médias cherchent aussi à acheter des salles de spectacles. Il y a des exemples de ce fait (Clear Channel) et certaines personnes sont propriétaires de plusieurs salles, mais il y a encore de nombreuses petites salles gérées par des artistes. Il y a souvent un fossé entre ces deux genres d’espaces. Certaines des plus grandes salles, comme le Kennedy Center, ont cessé d’offrir de l’espace aux groupes communautaires.

 

On discute du phénomène de l’embourgeoisement (dans lequel des artistes s’installent dans des quartiers à faible revenu et, par leur contribution artistique à la communauté, les transforment en quartiers désirables, ce qui entraîne des loyers plus élevés que les artistes n’ont plus les moyens de payer). On suggère d’obliger les promoteurs immobiliers et les urbanistes à discuter avec les artistes.

 

Prochaines étapes

 

Le consensus est que le groupe veut travailler de concert à bâtir le Réseau aux États-Unis. On réaffirme l’importance de la convention de l’UNESCO ainsi que la nécessité de considérer ses implications pour les artistes qui sont en dehors des industries culturelles; quelles sont ses implications pour les arts de la scène, par exemple? 

 

Les subventions de gouvernements étrangers ont traditionnellement été avantageuses pour les artistes américains, leur permettant de faire des tournées dans des régions comme l’Europe et l’Asie. À mesure que les communautés artistiques locales se développent, on réagit maintenant défavorablement aux artistes américains et à cette pratique. On discute du lien possible entre les marchés d’artistes et l’élaboration de politiques culturelles, en concluant que c’est une question digne d’être explorée plus à fond. Un programme comme le Bureau Export de la Musique Française, qui travaille à envoyer aux États-Unis des artistes des musiques du monde, est un exemple de l’intersection possible des intérêts culturels et commerciaux.

 

Afin que la diversité des expériences des artistes soit reflétée à la conférence, on suggère de former des groupes représentatifs qui prépareraient des exposés de position avant la conférence.

 

On discute des défis auxquels fait face le système de radiodiffusion publique aux États-Unis. Le principal problème est le manque de ressources gouvernementales pour les stations. Certains radiodiffuseurs publics vendent donc une partie de leur espace numérique pour se procurer de l’argent pour les productions. 

 

Les dirigeants locaux ont parfois été capables de préserver un espace pour la radiodiffusion publique dans les réseaux de câblodistribution locaux. Mais ils sont coincés par l’insuffisance des ressources fournies aux radiodiffuseurs publics. On s’entend sur le fait qu’un lobby persuasif en faveur d’une radiodiffusion publique indépendante et financièrement solide doit faire partie des discussions de la conférence et de l’ordre du jour de l’UNESCO.

 

Parvenir à un consensus sur l’ordre du jour

 

On convient que la société civile doit assumer la responsabilité de la politique culturelle autant que l’État. Nous devons collaborer, en tant que groupe, pour faire avancer les choses à l’UNESCO et relativement à d’autres sujets de préoccupation. Le groupe décide d’avoir une discussion suivie par courriel sur l’ordre du jour de la réunion d’automne. Le RIDC distribuera son projet de convention à la liste et le groupe travaillera à encourager les groupes artistiques à exhorter les gouvernements à mettre en œuvre des politiques qui appuient et favorisent la culture. C’est dans une large mesure à cause de l’inactivité de la communauté artistique que la politique culturelle est entre les mains de conservateurs aux États-Unis.

 

On convient que les sujets clés de la réunion d’automne seront la convention de l’UNESCO et la délibération d’un plan stratégique de 3 à 5 ans destiné à intéresser les artistes et organisations culturelles au processus d’élaboration des politiques. La valeur de la culture n’est pas uniquement économique et politique, et cette cause doit être épousée par le travailleur sur le terrain, qui peut transmettre ce message au public, aux bailleurs de fonds et au gouvernement. Cela sera difficile pour certains étant donné le langage bureaucratique utilisé au gouvernement. 

 

On souligne l’importance pour le Département d’État d’avoir un personnel professionnel qui se consacre à la culture, les experts précédents ont été dispersés dans divers ministères.

 

Les artistes devront travailler pour diversifier leur savoir afin de pouvoir participer pleinement aux discussions sur la politique culturelle; s’ils ne s’engagent pas, personne ne le fera. La culture est plus qu’un outil d’expansion du développement.

 

 

 

 

 


La décision de collaborer à l’organisation d’une réunion à Washington cet automne a l’appui des organisations et personnes suivantes :

 

Alicia Adams, directrice des programmes spéciaux, Kennedy Center

Sarah Anderson, Fellow, Institute for Policy Studies

Mark Camp, directeur, Cultural Survival

Kim Chan, vice-présidente aux programmes, Association of Performing Arts Presenters Nancy Fox, directrice adjointe des relations extérieures, Screen Actor’s Guild

Claire Fronville, conseillère principale, Center for Arts and Culture

Brett Harvey, directeur exécutif, American Society of Journalists and Authors

Jerry Mander, président, International Forum on Globalization

Mona Mangan, directrice exécutive, Writers Guild of America East

Stephen McDowell, professeur agrégé, Florida State University

Thomas McPhail, professeur, University of  Missouri

Stephanie Miller, consultante

Sondra Meyers, consultante

Russell Newman, coordonnateur de la recherche, Free Press

Renata Petroni, directrice des projets et partenariats, Arts International

Leslie Prosterman, Senior Fellow, New School, Center for Arts and Politics

Rebecca Ramirez Haskell, administratrice, Association of Hispanic Arts

Jack Santino, American Folklore Society

Sharan Sklar, directrice exécutive, Media Rights

Ethan Sing, producteur, Pacific Rim Media

Josh Silver, directeur administratif, Media Reform Network

Jerold Starr, directeur exécutif, Citizens for Independent Public Broadcasting

Jonathan Tasini, écrivain, consultant

Laurie Wallach, Global Trade Watch

Chris Zic, directeur exécutif, National Writer’s Union

June Zietlin, directrice exécutive, Women’s Environment and Development Organization

Johann Zietsman, directeur exécutif, International Society for the Performing Arts